☼ GALAXIE ☼ CHAT/FORUM ☼

Partagez votre hobbie, faites partie du groupe le concernant ...
 
AccueilAccueil  Calendrier  Galerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  Chat  
Connexion
Nom d'utilisateur:
Mot de passe:
Connexion automatique: 
:: Récupérer mon mot de passe
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Décembre 2017
LunMarMerJeuVenSamDim
    123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031
CalendrierCalendrier
Les posteurs les plus actifs de la semaine

Partagez | 
 

 Le Chant du merle .

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
_CESAR
Fondateur
avatar

Messages : 364
Date d'inscription : 14/09/2015
Age : 59
Localisation : pas très loin

MessageSujet: Le Chant du merle .   Mar 15 Mar - 23:13

" />

Un film juste et fort, qui raconte l’amour comme le racontait, jadis, la tragédie classique. Sublime.

L’argument : Aurélie est serveuse dans un hôtel restaurant en Corrèze. Elle partage son temps entre son travail, le club d’ornithologie, le vieux monsieur dont elle s’occupe et sa mère avec qui elle vit. Discrète, fragile, elle attend que quelque chose arrive dans sa vie. Un jour, François, un représentant de commerce charmeur et mystérieux s’intéresse à elle.

Il y a peu de personnages : Aurélie, qui, quand elle ne sert pas les clients de l’hôtel où elle travaille, s’occupe du père de son patron, vernit les ongles de sa mère, ou écoute le chant des oiseaux. François, un commercial, entreprenant, sûr de lui et très indépendant.
Il y a peu de lieux, car l’action se déroule dans un petit village où tout le monde se connaît. Un village qui semble chargé d’Histoire.
Il y a peu de temps, quelques jours ou quelques semaines. Une intrigue simple, resserrée et cependant très riche, très vaste.

Le Chant du merle ressemble aux grandes pièces de théâtre écrites par Racine ou Corneille. La règle de bienséance est respectée. Pas de cris, pas de sang, pas de rage ni d’emportement. Et pourtant, le film bouleverse, trouble, parfois même laisse tomber une pierre au creux de la poitrine.
Si Aurélie aime la vie, elle semble se laisser porter par elle sans la vivre pleinement. Aurélie attend. Aurélie espère. Espère que demain ne sera pas comme hier. Alors nous attendons avec elle. Que quelque chose se passe. Que quelqu’un arrive. Voilà cet homme aux cheveux mi- longs noirs tirant légèrement vers le gris. Il la contemple, lui parle, la consomme… l’abandonne. Aurélie attend. Aurélie espère. Quelque chose ne va pas, se dit le spectateur qui veut traverser l’écran pour secourir la jeune femme ; qui la supplie, depuis la salle de cinéma, d’oublier ce type un peu étrange qu’elle commence à aimer d’un amour timide et sincère. Oui, mais François revient. Le brasier de la passion, qui ne s’est jamais vraiment éteint, renaît peu à peu de ses cendres. Aurélie attend. Aurélie espère. François lui offre une robe d’époque, lui dit que bientôt ils partiront tous les deux pour vivre leur amour loin des banalités de leurs quotidiens respectifs. Mais le voilà qui la quitte de nouveau. Aurélie attend. Aurélie espère. Aurélie n’en peux plus.

Grâce à une mise en scène et des dialogues épurés, et l’interprétation tout en simplicité de ses comédiens, Frédéric Pelle crée une œuvre cinématographique d’une force et d’une intensité rares, quelque part entre la chronique sentimentale et le mélodrame japonais.
Ce lien qui unit Aurélie à son destin, son rapport fraternel, quasi fusionnel, à la nature, à son terroir, à sa famille, ses amis, ses collègues, offrent au film une douceur qui pourrait être apaisante. Et pourtant, cette bienveillance incommodante traduit, avec une puissance émotionnelle formidable, la fatalité d’un amour insidieux, les aspirations déçues, les illusions perdues, et cette idée obsessionnelle que la sincérité des sentiments n’existe plus, que tout n’est que mensonge, manipulation, résignation. Tout est terrible. Tout est très beau. Le cinéaste réinvente ici superbement le théâtre tragique. Car Aurélie est bel et bien une héroïne tragique, à mi-chemin entre Bérénice et Madame Butterfly. C’est magnifique.
.
Revenir en haut Aller en bas
 
Le Chant du merle .
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Le Chant Du Merle
» D'Un Chant De Merle
» Un nouveau Grand Méchant Admin
» Votre méchant préféré dans les Walt Disney
» L’amore au chant d’honneur

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
☼ GALAXIE ☼ CHAT/FORUM ☼ :: LE CINEMA :: Vous avez aimé-
Sauter vers: