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 Au nom de ma fille : Vincent Garenq place Daniel Auteuil au coeur de l’affaire Bamberski

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_CESAR
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MessageSujet: Au nom de ma fille : Vincent Garenq place Daniel Auteuil au coeur de l’affaire Bamberski   Mar 15 Mar - 23:05

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La loi interdit de faire justice soi-même. Mais quand la justice est défaillante, jusqu’où peut-on aller pour faire éclater la vérité au grand jour ? Bénéficiant d’une mise en scène fluide, ce film nous permet de pénétrer dans les coulisses de ce monde judiciaire encore trop obscur et parfois partial.

L’’argument : Le 10 juillet 1982, André Bamberski apprend la mort de sa fille, Kalinka. Elle avait 14 ans et passait ses vacances en Allemagne avec sa mère et son beau-père, le Docteur Krombach. Rapidement, les circonstances de sa mort paraissent suspectes. L’attitude de Dieter Krombach ainsi qu’une autopsie troublante laissent beaucoup de questions sans réponse. Très vite convaincu de la culpabilité de Krombach, André Bamberski se lance dans un combat pour le confondre. Un combat de 30 ans qui deviendra l’obsession de sa vie.

Notre avis :  Après Résumé coupable (Outreau) et L’’Enquête (Clearstream), et s’inspirant cette fois de l’affaire dite « Affaire Kalinka Bamberski », le cinéaste Vincent Garenq n’en finit pas de se pencher sur les dysfonctionnements de la justice française et même ici européenne. Avec une précision d’horloger, il s’attarde à nous décrire les transformations de chacun des protagonistes au fur et à mesure de l’avancée des évènements.

Tout démarre en 1974 au Maroc où vit unie et heureuse cette famille française. Le père, André Bamberski, est un homme enjoué, sûr de lui. On le pressent pourtant quelque peu psychorigide. La fillette s’est liée d’amitié avec une enfant de son âge, dont le père est un médecin allemand, solaire et chaleureux. Des plans larges et pleins de couleur restituent parfaitement ce bonheur familial, bientôt entaché par la liaison naissante entre Dieter Krombach et Dany Bamberski. Le trio, que l’on va voir bousculé par les soubresauts de cette histoire kafkaïenne, est installé.
Bien sûr, la place de choix est réservée à Daniel Auteuil qui est ici magistral. On y retrouve le Daniel Auteuil bouleversant de L’Adversaire (Nicole Garcia - 2002). De prime abord orgueilleux et calculateur (son regard glacial lors de la scène de l’adultère en dit long sur ce qui se trame en son for intérieur), il ne suscite pas la sympathie. Son obsession à vouloir faire de son adversaire conjugal le meurtrier de sa fille laisse un temps supposer qu’il n’a d’autre motif que de se venger. On pense même que la douleur l’a tout simplement rendu fou. Et puis, au fur et à mesure de sa détermination à vouloir faire éclater la vérité et surtout face à l’accumulation des preuves de la culpabilité du médecin allemand, l’empathie devient évidente. Volontairement, le charismatique Docteur Krombach (Sébastian Koch) est laissé au second plan. Son ambiguïté ne sera mise à jour que tardivement, laissant ainsi planer un doute sur le bien-fondé des accusations qui pèsent sur lui. Vincent Garenq en profite pour égratigner la complicité judiciaire entre la France et l’Allemagne au moment de la construction européenne. En effet, ce dossier est classé sans suite par la justice allemande en 1987. Une instruction est ouverte en France sur la plainte d’André Bamberski mais l’Allemagne refuse d’extrader son ressortissant. En désespoir de cause, Bamberski décidera de faire enlever Krombach en 2009 pour le livrer à la justice et obtenir l’organisation d’un nouveau procès. Quant à Dany Bamberski (la toujours juste Marie Josée Croze), tiraillée entre le père de sa fille et ce mari trouble qui finira par la quitter après avoir ruiné sa vie, elle est poignante de dignité.
Ce film, à la réalisation épurée (certains diront sans doute scolaire) et efficace, servi par des comédiens convaincants permet de suivre aisément les méandres d’un fait divers qui peut difficilement laisser indifférent.
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